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PARTIE I - CHAPITRE VI
LES PROFILS ICC
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Présentation
de lInternational Color Consortium
LICC,
crée en 1993, est un groupement dintérêts,
son but étant de promouvoir une normalisation et le
développement dune architecture inter-plates-formes,
correspondant à un système ouvert de la gestion
des couleurs. Le principe est que chaque application doit
être en relation directe avec le système dexploitation
(système MacOs, Windows, UNIX, etc.), en ce qui concerne
toutes les transformations de couleurs. Celui-ci doit confier
ces informations à un module spécifique appelé
CMM (Color Management Module). Si aucun CMM de référence
nest utilisé, le système dexploitation
emploie un CMM par défaut. Certaines applications telles
que Adobe Photoshop permettent dutiliser plusieurs types
de CMM (Adobe, Heidelberg, Kodak etc.).
Définition
Un
profil ICC est un fichier contenant des don-nées décrivant
les caractéristiques couleurs dun péri-phérique
donné. Ce fichier numérique est exploitable
via un logiciel de gestion des couleurs (CMS). Son intérêt
est de pouvoir maintenir la constance des couleurs sur la
chaîne graphique. Le profil caractérise le périphérique
et son support.
Architecture dun
profil ICC
Un
profil ICC comporte une partie descriptive concernant les
profils des différents périphériques,
les espaces colorimétriques, et les espaces de connexion
de profils. Une autre section vient compléter larchitecture
dun profil ICC, celle concernant la description des
formats de profils, pour lenchaînement des périphériques
et les conversions dun espace couleur à un autre. |

Schéma 14 : Architecture générique dun
profil ICC
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La
caractérisation de lensemble de la chaîne
photographique doit seffectuer via lemploi de
ces profils. Il faut donc distinguer les profils de périphériques
dentrée, de visualisation, de sortie, ainsi
que les profils de conversion despaces colorimétriques,
et denchaînement de périphériques.
Descriptif dun profil
Partie
Profil Header
Lentête
(header) fournit des informations quant à la taille
totale du profil, le type de CMM à utiliser par défaut,
la version du profil (V.2.2.0 par exemple), le type de périphérique
auquel ce profil est associé, le type despace colorimétrique auquel il se réfère,
son origine tant du point de vue historique (date de création)
que de son créateur, le Rendering Intent, et bien
dautres indications.
Les exemples de signatures suivants représentent
respec-tivement les périphériques dentrée,
de moniteur et de sortie : scnr, mntr et prtr. Le type despace
colorimétrique dans lequel se trouve le profil est
défini sous le même type de signature que dans
le cas précédent. Il peut sagir des
espaces connus tels que le CIELAB, ou le CIELUV. La signature
de lespace de référence du profil (encore
appelé PCS pour Profile Connection Space, Cf. encadré
ci-contre) est clairement définie par un code. Deux
cas se présentent pour le PCS : lespace CIEYxy
et CIELAB.
La plate-forme de travail est déterminée par
une signature dédiée au monde Apple, Microsoft,
Silicon Graphics ou Sun Microsystems. Le Profile Header
permet de se renseigner sur le type de Render Intent choisi.
Chacun des quatre modes possède un code spécifique.
Les
parties Tag Table et Tag Element Data com-plètent
la structure globale dun profil ICC. Les indica-tions
colorimétriques du profil sont contenues dans le
Profile header, alors que les descriptifs précis
des périphériques, les modèles de conversion
despaces colorimétriques (algorithmes), sont
décrits dans les deux autres parties.
Un
PCS (Profile Connection Space) est un espace inter-médiaire
ou une interface qui fournit une passerelle entre une
entrée et une sortie. Dun point de vue
technique, cet espace est basé sur les caractéristiques
de lobservateur standard CIE1931. Cet espace est
censé simplifier les échanges, et désigné
comme référence dans le système
ICC.
En general les Profil des periferiques utilise LAB comme
PCS, et les espace colorimetrique comme ColorMatch RVB,
our sRVB utilise XYZ comme PCS.
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Voici un profil scanner. Son espace colorimétrique
est RVB, lespace de connexion est LAB, le rendering
intent est perceptif.
Voici un profil imprimante CMJN. Son espace colori-métrique
est CMJN, lespace de connexion est LAB, le rendering
intent est perceptif.
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Utilisation
de profils ICC
Quest-ce-quun
CMM?
CMM
signifie Color Managemnt Module. Le but dun CMM est
de mapper les couleurs dun espace colorimétrique
à un autre. Des entreprises telles que Heidelberg,
Adobe, Apple, Kodak, etc., fournissent leurs propres CMM,
laissant ainsi la possibilité à lopérateur
de choisir son moteur de conversion. La correspondance parfaite
entre deux périphériques, aux deux espaces chromatiques
différents, nexiste pas. L'espace colorimétrique
du scanner est en général plus grand que celui
de l'écran, et celui de l'écran est en général
encore plus grand que celui de l'imprimante. Cela signifie
que les couleurs que le scanner voit ne peuvent pas toutes
être afficheés à l'ecran, et les couleurs
que l'écran affiche, ne peuvent pas toutes être
imprimées. Que faire avec les couleurs hors gamut ?
C'est pourquoi il est n essaire de faire des choix. Quatre
modes de calculs sont envisageables. Ils sont aussi appelés
Render Intent. |

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Le Mapping
Le mapping est le transfert des couleurs dun espace
colori-métrique vers un autre espace.
Les couleurs RVB du scanner ou de lappareil photo numérique
sont dabord transformées dans lespace PCS
(Profil Connection Space, qui est en général
lespace LAB) ensuite elles sont transformées
dans lespace RVB de lécran.
Comme lespace colorimétrique de lécran
est plus petit que celui du scanner, selon le rendering intent,
les couleurs vont être coupées ou modifiées
(compressées) pour rentrer dans lespace plus
petit. Si limage est ensuite imprimée sur une
imprimante CMJN, les couleurs RVB sont de nouveau trans-formées
dans lespace PCS pour être ensuite transformées
en CMJN. Là encore lespace de destination est
plus petit que celui de la source, alors selon le rendering
intent les couleurs vont être coupées ou modifiées.
La transformation de couleur CMJN de la machine offset vers
lespace de lécran (pour laffichage)
est moins com-pliquée, car lespace RVB de lécran
est plus grand que lespace de la machine offset. Cest
la même chose pour le proof numérique, ou lespace
du proofer est plus grand, que celui de la machine offset. |
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Le
mode perceptuel :
Aussi
nommé mode photographique. Il choisit de privilégier
la relation qui existe entre les couleurs. Ce qui importe
avant tout, ce sont les modulations internes entre deux images,
et celles-ci doivent être le plus homogène possible.
Les rendus globaux des deux images doivent être cohérents
entre eux. Cest un mode qui nest pas normé,
et qui peut donc présenter des discordances en fonction
des différentes provenances de fichiers. Pratiquement,
ce mode utilise une projection homothétique dun
espace sur un autre, ce qui permet de respecter les relations
entre les couleurs. Son inconvénient majeur est quil
provoque des pertes, dans le cas ou lespace Source est
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plus grand que celui de Destination. Cette
méthode est donc basée sur le fait que lil
humain est beaucoup plus sensible aux relations entre les
couleurs quà leur longueur donde respective.
En clair: Pour pouvoir reproduire des couleurs qui sont hors
gamut, même les couleurs à lintérieur
du gamut sont modifiées afin de faire entrer également
des couleurs hors gamut.
Il est conseillé dutiliser ce mode pour des images
pour lesquelles il est plus important de garder la dynamique
de limage en général, que la correspondance
exacte des couleurs à lintérieur du gamut.
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Le
mode saturation :
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Son
mode daction est essentiellement basé sur laxe
de la saturation. Il préserve les vivacités
des teintes, contrairement au cas précédent.
La relation entre les couleurs nest plus ici respectée.
Il agit surtout sur les valeurs moyennes aux alentours de
50% en saturation, et ré-hausse celles-ci de quelques
points. Le résultat est peu proche de loriginal.
A utiliser pour des graphiques, comme des camemberts etc.
ou le contrast / Saturation sont plus important que le precision
des couleurs. |

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Le
mode colorimétrique relatif :
Ce
mode est une représentation translatée dun
espace vers un autre, avec une perte dinformations obligatoire
quand il y a passage dun espace A vers un espace B plus
petit. Cette perte saccompagne dune désaturation
globale de limage finale par rapport à loriginal.
Ce mode recherche la couleur la plus identique possible à
celle dorigine, et se voit donc être plus précis
que le mode perceptuel. Le plus important ici est la précision
des couleurs. Il peut cependant faire apparaître des
cassures dans les dégradés en raison des pertes
quil engendre. Ce mode fonctionne cependant particulièrement
bien sur des aplats vectoriels.
Le
mode colorimétrique absolu :
La
différence avec les trois cas précédent
est quil prend en compte la teinte du blanc. Le blanc
de destination est alors paramétré différemment
de celui de référence et on note une dérive
proportionnelle de la restitution des couleurs en fonction
de lécart entre ces deux points blancs.
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Gestion de la
couleur et système dexploitation
Rôle
de Colorsync
Sur
la plate-forme Macintosh, cest Colorsync, une extension
au logiciel système dApple qui gère
la gestion des couleurs. Colorsync est une A.P.I. (Applica-tion
Programming Interface). Il a pour caractéristique
de pouvoir gérer des réglages colorimétriques,
tels que létalonnage du moniteur, la gestion
des profils (sélection, suppression, affichage des
informations du profil, modification, etc.). Ces actions
sont utilisables sous forme de scripts, dans le tableux
de bord ColorSync ou dans les Plug-in ColorSync de Photoshop.
Apple Colorsync a été introduit dans le système
Macin-tosch en 1993 sous sa version 1.0. La version 2.0
de Colorsync voit le jour en 1995 et ne cesse depuis, de
jouer un rôle dans le contrôle permanent de
la gestion de la couleur au niveau du système dexploitation.
Il est supporté par un grand nombre de logiciels
tels que Adobe Photoshop, InDesign, Illustrator, Quark XPress,
Macromedia Freehand, etc. La plate-forme PC, par lintermédiaire
de Microsoft, a introduit un module équivalent, lICM
(Cf. paragraphe suivant).
Colorsync, quant à lui, utilise comme Color Management
Module ou C.M.M., un module par défaut développé
par Linotype-Hell et Apple. Cest par son intermédiaire
que les conversions et modifications sont faites.
Colorsync
est actuellement devenu incontournable dans le domaine de
la gestion de la couleur (v.3.3), au même titre que
le standard ICC développé en 1993. Colorsync
est conforme à ce standard et peut, de plus, fonctionner
avec dautres C.M.M. que celui fourni par défaut.
Cette compatibilité avec dautres CMM et beaucoup
dapplications sont autant datouts qui le mettent
en valeur vis à vis de son concurrent ICM.
Par exemple, quand on crée un fichier TIFF via une
application utilisant Colorsync, un profil Colorsync est
crée automatiquement. Celui-ci possède des
informations portant sur les couleurs du fichier, les propriétés
daffi-chage, de saisie et de reproduction colorimétrique.
Assurer la correspondance colorimétrique entre les
différentes applications, dune part, et entre
les périphéri-ques, dautre part, est
une tâche difficile, que le module Colorsync contribue
à faciliter.
Image
Color Matching ICM
Ce
module a été crée par la société
Eastman Kodak, à lorigine un format dédié
à léquipement photographique numérique.
ICM 2.0 est une A.P.I. (Application Programming Inter-face).
Il est disponible sur la plateforme Windows version 98,
mais nest pas présent sur la version actuelle
de Windows NT. Il a la même fonction que Colorsync,
puisquil est censé établir un dialogue
permanent entre les périphériques et gérer
la constance des couleurs entre eux. Beaucoup moins utilisé
dans le domaine des Arts-Graphiques, le PC ne possède
pas la même maîtrise en terme de gestion de
la couleur en comparaison au système Colorsync mis
en place sur la plateforme Macintosch. Cet A.P.I., intégrée
dans un système de gestion des couleurs, supporte
le profilage ICC. Il joue le rôle dinterface
entre les différentes applications utilisant ce type
de profils, et les conversions par calculs mathématiques
sont effectuées par le Color Management module ou
C.M.M. par défaut de Windows.
Quest-ce-quun
profil inséré ?
Un
profil inséré (ou Embedded profile) est, comme
son nom lindique, un profil associé au fichier
de travail. Ce profil possède des particularités
et des options qui diffèrent selon le type de fichier
auquel il est imbriqué. Il faut, bien entendu, que
lapplication avec laquelle ce fichier associé
à son profil, supporte ce type de configuration.
Le profil imbriqué montre ainsi les limites de lespace
colorimétrique du fichier auquel il est associé,
et il est donc possible pour une autre appli-cation dutiliser
ce fichier en effectuant les modifications despace
colorimétrique si nécesaire.
Les
fichiers numériques sont générés
par plusieurs applications, telles que des logiciels de
mise en page, de retouche dimage, de dessin vectoriel,
et sont utilisés sur de multiples périphériques
(imprimantes, systèmes dépreuvage, presses,
etc.). Lemploi de profils insérés ou
imbriqués, permet une traçabilité indispensable
des propriétés colorimétriques du fichier
original. Le transfert dun fichier dune application
à une autre, dun périphérique
à un autre est actuellement facilité par le
profil inséré. Le logiciel Silverfast, pilote
des scanners Lynx, Pro 42 et Pro 48 de Qubyx, possède
la propriété de lier un profil ICC au fichier
numérisé. Limbrication de profil peut
seffectuer sur des fichiers dont les formats sont
les suivants : PICT, EPS, TIFF, JFIF et GIF.
Le fichier original peut ainsi, via un profil inséré,
garder ses propriétés initiales, et être
réutiliser ultérieurement sous sa forme «brute».
Voici un exemple dimbrication de profil ICC via le
logiciel Silverfast, pilote des scanners Qubyx.
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Figure 10 : Exemple dinsertion de profil ICC sous Silverfast
AI

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| - PARTIE I
- CHAPITRE VI - LES PROFILS ICC - |
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