briller le phosphore. Il existe
deux types de masque. Tout d’abord, les masques à
trous et phosphores ronds qui sont les plus classiques.
Les moniteurs pourvus de ce type de masque se retrouvent
en Arts Graphiques, et ce dernier est appelé Shadow
Mask ou Invar. Il possède plusieurs
avantages, notamment celui d’obtenir une meilleure
restitution des couleurs.
Le
deuxième type de masque est une grille à fentes
et phosphores en bandes. La technologie est appelée
Trinitron (inventée par Sony) et Diamondtron (variante
du système Trinitron et inventée par Mitsubishi).
Elle est peu utilisée dans le domaine des Arts Graphiques,
puisque le contraste est en général trop élevé
et le phospore utilisé est peu adapté aux
besoins des Arts Graphiques.
Entre ces deux technologies de masque peut se positionnercelle
mise en avant par NEC (intitulée le CromaClear),
qui présente des trous en forme d’ellipse,
plutôt que ronds.
Le
phosphore en lui-même peut également présenter
des caractéristiques différentes selon le
fabricant et les composantes chimiques sélectionnées
par celui-ci dans la fabrication du phosphore. Par ex. le
phosphore EBU-P22 est en général utilisé
dans les applications des Arts Graphiques et non pour des
application de bureautique pour lesquelles on utilise des
phosphores à contraste plus élevé.
Comme
nous l’avons vu, le balayage de la surface tapissée
de luminophores RVB est effectué ligne par ligne
dans le but d’obtenir une image, et ceci en une fraction
de seconde. Ce balayage est caractérisé par
une fréquence verticale et horizontale (exprimée
en unité Hertz ou Hz). Cette notion de fréquence
est associée à celle de rafraîchissement
de l’écran. Plus celle-ci est élevée,
plus l’image sera stable. Elle possède une
valeur critique endessous de laquelle (environ 72 Hz) des
maux de tête peuvent apparaître.
La
qualité d’une image sur écran peut aussi
être dépendante de la notion de pas de masque.
Celle-ci représente la distance entre deux pixels,
distance mesurée en millimètres. Il faut bien
sûr tenir compte du type d’écran (Trinitron
ou Invar par exemple), car dans le premier cas, cette distance
est équivalente à celle qui existe entre deux
fentes, et dans le deuxième, à celle entre
deux trous.
Les écrans
LCD (Liquid Crystal Display)
Les
écrans LCD appartiennent à la famille des
écrans plats, à laquelle, nous pouvons associer
les écransà plasma. Les écrans LCD
prennent très peu de place en profondeur, et consomment
assez peu d’énergie, mais ils restent cependant
assez coûteux. De plus, ils sont très peu adaptés
à l’industrie graphique et au traitement de
l’image (manque actuel de véritable système
de calibrage, et le gamut est plus petit).
Les
écrans plats appelés moniteurs LCD (Liquid
Cristal Display) sont basés sur la technologie à
cristaux liquides. Utilisée en premier lieu sur les
ordinateurs portables, cette technologie s’est répandue
avec des écrans informatiques dont nous allons maintenant
voir le principe de fonctionnement. La technologie la plus
répandue actuellement est nommée TFT (Thin-Film
Transistor).
La
Technologie
Un
moniteur LCD est composé classiquement de deux parois
de verre translucide, possédant des sillons dont
l’orientation est très clairement définie
(angle de 90°). Entre ces deux parois est insérée
une couche de cristaux liquides. L’orientation de
chacun d’entre eux est la même que celle des
sillons constituant les parois. Sous l’effet d’un
champ électrique (provoqué par une tension
électrique-signal vidéo), l’orientation
de ces cristaux liquides change et s’effectue selon
le sens de ce champ électrique (une des propriétés
de ces cristaux est de propager la lumière sous l’effet
d’un champ électrique). Dans le cas d’une
orientation similaire entre les sillons des parois et les
cristaux, la lumière (provenant d’une source
fluorescente) se propage naturellement sous l’effet
du champ. Quand les cristaux changent d’orientation,
la lumière est bloquée. Pour la restitution
d’une couleur, ce système s’applique
de façon identique. En effet, trois transistors sont
appliqués pour chaque pixel (un par canal couleur).
L’intensité lumineuse de chaque canal est modulée
en fonction de la tension électrique appliquée
à chaque transistor. Ainsi, les trois composantes
lumineuses se dirigent vers un réseau de filtres
RVB placé devant la paroi avant du moniteur LCD.
Quand la tension électrique est arrêtée,
l’orientation des cristaux liquides revient à
son état d’origine.
Nous
allons essayer de mettre en évidence les principaux
avantages et inconvénients de cette technologie LCD,
dans le cadre d’applications graphiques.
Avantages
:
Les
écrans LCD sont moins volumineux que les CRT, et
peuvent ainsi faire gagner une place non négligeable
dans une unité de production. D’un point de
vue de la sécurité, les écrans LCD
sont moins «dangereux » pour l’opérateur
que les écrans CRT, qui émettent des rayonnements
électromagnétiques. (Cf. normes de sécurité
pour l’observation et le travail sur écran
CRT). Ces deux avantages apportent un confort de travail
certain, d’ailleurs de nombreuses administrations
ont opté pour ce type d’écran informatique.
Inconvénients
:
Pour
l’industrie graphique, les deux avantages précédents
ne peuvent faire oublier les multiples carences que comporte
un écran LCD. En effet, il faut signaler que les
systèmes de calibrage de ces écrans sont quasiment
inexistants de nos jours. Or, l’importance de cette
opération de calibrage est parfaitement établie
dans un flux de production graphique et empêche l’utilisation
de ce
|
type de matériel. La
gestion de la couleur sur ce genre de moniteur est impossible
à l’heure actuelle (problème lié
aux capteurs des appareils, à l’angle de mesure,
au réglage du gamma et à l’espace colorimétrique
plus petit) et limite donc son emploi dans des tâches
administratives et bureautiques. Il est impensable d’effectuer
des travaux de retouche d’images et de chromie avec
ce type de moniteur.La technologie actuelle employée
dans les écrans LCD ne permet pas une observation
(et une mesure) identique selon l’angle sous lequel
on regarde l’écran. Cependant des solutions
sont à l’étude et pourront peut-être
permettre d’intégrer l’écran LCD
dans la chaîne numérique.
Les écrans
à plasma ou PDP (Plasma Display Panels)
Principe
de fonctionnement
Dans
son principe, il faut savoir que chaque pixel de l’écran
reçoit une source lumineuse propre. Il existe un
certain nombre de cellules contenant du gaz néon,
devant et derrière lesquelles sont montées
deux plaques de verre. Celles-ci possèdent des conducteurs
sur toute leur surface. Chaque cellule peut être excitée
par une décharge électrique, via ces deux
réseaux de conducteurs. Le paramètre de réglage
du courant électrique doit être parfaitement
maîtrisé via diverses méthodes qu’il
n’est pas nécessaire de développer dans
le cadre de notre étude. Les écrans à
plasma (comme les moniteurs CRT) sont donc des écrans
émissifs, c’est à dire qu’ils
sont assimilés à des sources de lumière.
Contrairement
à ces types de moniteurs, les écrans à
cristaux liquides ne sont pas émissifs puisqu’ils
se servent de sources lumineuses externes (Cf. § précédent).
Ergonomie-Normes-Législation
Les
recommandations
La
première recommandation date de 1987. Un comité
d’étude formé par le gouvernement suédois
exprime cette requête sous le nom de MPRI, à
l’issue de tests et recherches sur le travail des
femmes enceintes devant un écran d’ordinateur.
En 1990, la recommandation MPRII met en garde contre les
risques liés à ce type de travail et impose
une série de mesures de sécurité. The
Swedish Confederation of Professional Employees (TCO) publie
en 1991 des recommandations (TCO91, TCO92, TCO95, et TCO99)
basées sur le principe des 6E (Ergonomie, Emission,
Energie, Ecologie, Efficacité, Economie). Aujourd’hui,
ces labels sont respectés par les fabricants de moniteurs.
Il existe bien entendu d’autres certifications étrangères
telles que TÜV Rheinland, Energy Star et Blue Angel.
La Fogra a sorti également sa propre norme d’affichage
à l’écran afin de contrôler les
points suivants: température de couleur, gamma, point
blanc et point noir.
La
législation
En
terme de législation, un décret (91-451 du
14 mai 1991) régit le travail sur poste informatique.
Ce décret met en garde contre les éventuels
risques et maladies en liaison avec le travail sur écran.
Le
point sur les normes
Les
normes concernant l’ergonomie de l’interaction
entre l’homme et la machine dans le cadre du travail
ont été mises en place et certifiées
par l’International Standard Organisation (I.S.O.).
Une série de 17 normes ISO (9241) est consacrée
à cet effet. L’intitulé général
de ces normes est le suivant : «Exigences ergonomiques
pour travail de bureau avec terminaux à écrans
de visualisation (TEV)».
Ces normes sont bien sûr destinées aux concepteurs
du produit, aux employeurs et aux utilisateurs des postes
informatiques.
Les
conditions de travail en pratique
L’aspect
ergonomique est en étroite relation avec l’aménagement
pratique et technique des éléments du bureau,
qui peut influer sur le travail de l’employé.
L’écart d’éclairage entre l’espace
environnant et la luminance de l’écran ne doit
pas être d’une trop grande amplitude. Un contraste
trop fort fatigue l’oeil beaucoup plus vite. De plus,
il doit toujours être placé à la perpendiculaire
de la fenêtre et à une distance minimum de
1,5 m.
La
norme concernant l’affichage des couleurs n’est
pas ici abordée car elle est en vigueur dans le cadre
d’un travail de bureautique et non pas de traitement
d’image. L’éclairage de la pièce
dans laquelle nous observons une image sur un écran,
ou sur une table lumineuse doit être maîtrisé
et est réglementé par des normes. Il est conseillé
d’utiliser un éclairage ambiant dont la température
de couleur se rapproche de 5000K. Par ce soin apporté
à l’éclairage ambiant, les observations
critiques sur écran et table lumineuse sont facilitées.
L’utilisation d’une casquette pour moniteur
est indispensable dans le cadre d’un travail professionnel.
Les sources extérieures de lumière, telles
que les fenêtres, les lampes du plafonnier, etc.,
doivent être maîtrisées par l’opérateur.
Ainsi, un environnement gris serait l’idéal
(sol, mur, plafond, rideau). Les distances d’observation
sont elles aussi à surveiller, de même que
le positionnement du moniteur dans la pièce, et son
orientation vis à vis des ouvertures. Ne jamais mettre
un écran face à une fenêtre (réflexions
parasites, contraste affaibli, etc.).
La température influe sur les éléments
électroniques du matériel informatique et
peut dans certains cas changer ses performances.
Les scanners
Propriétés
fondamentales
Rôles
d’un capteur CCD
Il
assure trois fonctions différentes dans l’acquisition
des données. Il doit garantir les activités
de conversion photoélectrique, d’accumulation
de charges électriques du signal, et enfin la transmission
de charges de ce dernier.
Conversion
lumière-électricité
L’énergie
d’un photon est inversement proportionnelle à
la longueur d’onde de la lumière, qui est ellemême
responsable de la couleur. Le capteur CCD est un matériau
semi-conducteur, c’est-à-dire que ses électrons
possèdent des caractéristiques spécifiques
permettant la conduction de l’énergie. Une
agitation thermique peut être un phénomène
agissant sur la conduction au même titre
|
à un bloc fixe composé
souvent d’un autre miroir et du capteur CCD.
D’un
point de vue purement économique, le «scanner
de table» est devenu un outil indispensable depuis
quelques années, au même titre qu’une
imprimante. Il se décline en version destinée
aux amateurs mais aussi aux professionnels.
Le capteur CCD intégré dans les scanners à
plat est un élément technologique en perpétuelle
évolution. Néanmoins, il se différencie
encore en terme de qualité de résultats vis-à-vis
de ceux obtenus par numérisation sur scanner à
tambour. Ce dernier possède un système d’analyse
via le photomultiplicateur dont nous allons détailler
les avantages et inconvénients.
Les scanners à
tambour
Les
scanners à tambour sont considérés
commeétant du matériel très haut de
gamme, et sont réservés à une clientèle
professionnelle. Les contraintes liées à ce
type de numériseur (surtout en terme de manipulation)
sont aux détriments d’une productivité
élevée mais ont pour avantage d’engendrer
des fichiers images de qualité optimale. Le rayon
de lumière traverse le document (exemple d’un
document transparent) qui est lui-même monté
sur un cylindre de verre rotatif. Un jeu de miroirs assez
simple permet d’atteindre les trois capteurs photosensibles
(un filtre par composante de la lumière).
Les systèmes
d’impression
Les
systèmes d’impression ou dits de restitution
(l’écran est aussi un périphérique
de restitution) se déclinent en deux grandes familles
(deux types de technologies) : les modes d’impression
à trame et à tons continus.
Technologie à
tramage
Le
jet d’encre
Le
jet d’encre a tout d’abord été
utilisé en bureautique, avant de s’attaquer
au marché de la photographie, du prépresse
(exemple de l’imprimante Epson Proofer 5000 pour l’épreuvage
numérique), et de l’impression grand format.
Le marché du jet d’encre est partagé
entre trois grands fabricants que sont Epson, Hewlett-Packard
et Canon. Ils emploient des technologies différentes,
avec un nombre variant de couleurs (par ex. 4 couleurs CMJN
ou 7 couleurs noir, cyan, cyan clair, magenta, magenta clair,
jaune, jaune clair.)
Globalement, ces technologies s’expliquent techniquement
par la projection de fines gouttes d’encre sur lasurface
de papier (le papier est un paramètre essentiel au
rendu final de l’impression, et chaque entreprise
développe sa propre gamme avec ses propres encres).
La
technologie Piezo-électrique est utilisée
dans les imprimantes petits/moyens formats d’Epson
(technologie Micro-piezo) et dans les grands formats Xerox.
Les têtes d’impression utilisées dans
les imprimantes jet d’encre Epson possèdent
un nombre variable de buses qui ont comme rôle de
déposer des gouttes d’encre sur la surface
du papier. La précision de la taille de ces gouttes,
ainsi que la façon dont elles sont déposées
sur la papier, sont les centres d’intérêts
actuels de cette technologie. C’est par l’intermédiaire
du courant, qui applique une tension sur les cristaux piezo,
qui eux-mêmes agissent sur les pompes contenant l’encre
(les pompes sont situées dans la tête d’impression).
La taille de la goutte (technologie appelée UltraMicrodot
chez Epson) est au centre d’une bataille commerciale
entre les protagonistes du jet d’encre.
La
technologie Jet d’encre thermique (Thermal Ink Jet
ou TIJ) est la seconde employée dans le marché
du jet d’encre. Hewlett-packard ainsi que Canon utilisent
cette technologie concurrente du piezo-électrique.
Elle est appliquée à l’heure actuelle
sur les imprimantes petits et grands formats. D’un
point de vue technologique, la tête d’impression
de la machine possède une cavité dans laquelle
se trouve une micro-résistance. Une infime partie
de l’encre qui pénètre dans cette cavité
est chauffée à très haute température
(phase dite de nucléation) et provoque ainsi un choc
thermique qui a pour conséquence d’expulser
le reste de l’encre non chauffé, mais présent
dans la cavité. Cette proportion d’encre expulsée
arrive sur la surface du papier pendant que la cavité
absorbe une nouvelle quantité d’encre. Le nombre
de trous quepossède une tête d’impression
est variable (plusieurs centaines), et les expulsions d’encre
sont au nombre de plusieurs milliers par seconde. Bien entendu,
comme dans le cas du jet d’encre piezo-électrique,
la taille de la goutelette est extrêmement fine (quelques
picolitres). Parmi les différences qu’il existe
entre cette technologie et celle dite piezo-électrique,
il faut signaler que le changement de cartouches d’encre
pour une imprimante à transfert thermique, induit
obligatoirement un renouvellement des têtes d’impression
(présentes dans chacune des cartouches CMJN). Une
tête d’impression d’une imprimante piezo
possède moins de buses, ce qui induit une finesse
moins grande, mais une rapidité d’exécution
plus importante.
La
xérographie
La
xérographie est un système d’impression
à tramage qui consiste en un transfert d’encre
solide par un phénomène appelé électrostatisme.
C’est un procédé à sec qui fait
appel aux propriétés intrinsèques de
certains matériaux chargés électriquement,
d’être sensibles à la lumière
Le procédé électrophotographique a
été inventé en 1938 par C. Carlson,
et mis sur le marché onze ans plus tard par la société
Xerox, qui l’appela xérographie. Il utilise
la projection de l’image d’un document sur une
plaque photoconductrice (électriquement chargée).
A chaque variation d’intensité de projection
lumineuse sur la plaque photoconductrice correspond la création
de charges électriques. Par le phénomène
électrostatique, les colorants chargés électriquement
sont attirés sur la plaque avant d’être
transférés sur la surface du papier. Le fixage
des colorants s’effectue par fusion. C’est cette
technologie d’impression qui équipe un grand
nombre de copieursdits électrostatiques, et qui utilise
donc, pour résumer, une surface de papier non traité
chimiquement et les caractéristiques intrinsèques
du Sélénium (substance photoconductrice).
Cette technologie est basée sur le seul principe
de l’électricité statique.
Technologie à
ton continu
La
sublimation thermique
La
technologie d’une imprimante à sublimation
thermique est basée sur le passage d’un film
plastifié (qui comporte une couche de cire colorée)
devant une tête d’impression chauffante. Cette
tête d’impression possède plusieurs centaines
d’éléments pouvant être portés
à une température très élevée
(entre 220 et 370°C). Dans le principe, la sublimation
s’explique d’un point de vue physique, par le
passage «instantané» d’un corps
solide à un état gazeux, sans passer par l’état
liquide. La chaleur émise par une barette d’électrodes
est directement au contact du papier recouvert d’une
substance chimique, et du film transparent sur lequel une
couche de cire colorée a été appliquée
(Jaune, magenta, cyan, noire). La cire colorée se
vaporise et pénètre dans les fibres de la
feuille de papier. La température de la chaleur produite
par la barette d’électrode est directement
proportionnelle à la quantité de gaz émis
(vaporisation), ce qui régule donc la densité
de cire colorée dans le papier. Le processus se produit
en trois passages, parfois quatre dans le cas d’un
passage d’«encre noire» supplémentaire.
Chaque élément du système doit posséder
des particularités propres à la sublimation
thermique. Le film transparent recouvert de cire colorée,
la barette de diodes chauffante, le papier et sa surface
spécifique, mais aussi le système d’entraînement
du papier, les rouleaux de pression du papier sur le film,
ainsi que les bobines débitrices et réceptrices
du film, doivent être parfaitement coordonnés
pour obtenir un processus de sublimation thermique de qualité.
Les imprimantes sur
papier argentique
Cette
technologie est utilisée sur des imprimantes telles
que la Fuji Pictrography. Le principe de fonctionnement
est le suivant. L’impression a lieu à partir
d’un fichier numérique. L’exposition
est effectuée via trois diodes lasers sur la surface
du papier ligne par ligne, avec un système de balayage
permettant de parcourir la surface d’impression. La
surface sensible est en l’occurrence du papier photographique
spécifique. Dans le cas de la Pictrography, il existe
un donneur et un receveur, qui sont accolés puis
développés à l’aide d’une
«chimie» à base d’eau distillée.
Les colorants sont contenus dans le papier photographique.
Les imageurs (films
et papiers)
Un
imageur numérique permet d’obtenir des images
sur support opaque ou transparent à partir de fichiers
informatiques. L’impression ou l’insolation
de la surface photosensible peut être effectuée
soit par la projection d’un tube cathodique (CRT),
soit par un laser RVB. Suivant le format de la surface photosensible
et le type de support (transparent ou opaque), il existe
des systèmes particuliers dérivant de ces
deux principaux types d’insolation.
L’impression numérique - Généralités
L’impression
numérique peut être définie comme étant
un processus de reproduction classique auquel est associé
un poste informatique à partir duquel les fichiers
numériques sont transmis au système d’impression.
Le terme d’impression numérique peut s’apparenter
à une simple reproduction sur une imprimante couleur,
avec cependant une notion de productivité qui délimite
clairement ses propriétés. Ce procédé
découle directement de la xérographie (procédé
détaillé dans le chapitre précédent).
Une douzaine de sociétés se partagent le marché
actuel (Canon, Oce, Xerox, Xeikon, Oki, Agfa, IBM, Indigo,
Screen, Heidelberg, Scitex, etc.). Le système d’impression
numérique est en pleine expansion à l’heure
actuelle, puisqu’il allie des avantages que ne possède
pas le procédé offset (procédé
majeur de l’impression traditionnelle). En effet,
la flexibilité de travail, la vitesse d’exécution
des différentes étapes et la grande productivité
qui en découlent en font l’un des systèmes
d’impression les mieux adaptés à une
production de travaux à la demande, à faible
tirage, dont les types d’originaux peuvent être
d’une très grande variabilité, en terme
de formats, de contenus (textes, images, graphiques, etc.),
et de provenances (réseau, Internet). Ce procédé
est basé sur le principe de la quadrichromie, mais
ne peut employer les couleurs d’accompagnement comme
dans le cas de l’offset.
Il
existe trois grandes familles technologiques dans le domaine
de l’impression numérique. La première
est appelée électrophotographie et a été
développée par Xeikon. Son principe est d’utiliser
un système d’impression via un toner à
sec. Les principaux systèmes présents sur
le marché sont les systèmes ChromaPress (Agfa),
Qu’est-ce-que
le tramage ?
Pour bien comprendre le rôle d’une trame
dans un système d’impression, il faut
toujours avoir à l’esprit que l’encre
déposée sur la surface de l’image
est toujours de la même épaisseur. La
solution pour obtenir des demi-teintes est d’utiliser
un réseau de surfaces «opaques»,
plus ou moins grosses, mais invisibles à l’oeil
nu, dans les conditions normales de lecture d’une
épreuve (distance et éclairage d’observation).
C’est un système en trompe l’oeil,
qui selon la surface des points donnera une illusion
de gris plus ou moins dense, et modulera ainsi l’image
imprimée. Le résultat obtenu est appelé
simili. Les systèmes d’impression en
quadrichromie ou en hexachromie actuels utilisent
cette technique simili pour simuler la reproduction
des tons continus. Cette technique a pour intérêt
de simuler un ensemble de nuances couleurs en faisant
varier la taille des points (variation du pourcentage
de ces points). La trame doit donner la qualité
de finesse d’impression (finesse de trame).
En effet, la linéature de trame doit être
choisie à bon escient en fonction du type de
travail. Sur papier type «papier journal»,
la linéature de trame nécessaire et
suffisante est de l’ordre de 65 à 110
lignes par pouce (lpp), alors que sur papier couché,
elle est située dans une fourchette allant
de 133 à 200 lpp. Il existe deux types de trames
: la trame traditionnelle et aléatoire. La
trame traditionnelle est un alignement régulier,
avec un espacement bien défini entre les différents
points d’impression. Le défaut caractéristique
nommé moiré peut être défini
comme un effet optique visuellement gênant dont
les deux principales raisons sont les suivantes. Le
moiré apparaît lors de l’interaction
entre plusieurs trames ou entre une trame et un élément
de l’image. La solution utilisée pour
éviter le moiré est d’incliner
les trames en modifiant l’angle de trame lors
de l’impression. La deuxième solution
est d’utiliser une trame aléatoire ou
à modulation de fréquence, dont le principe
est de faire intervenir des points de taille identique
dont l’espacement entre eux est variable. Actuellement,
le tramage aléatoire est défini numériquement
et, par son efficacité, est de plus en plus
employé. |
Rappel sur le procédé
offset traditionnel
L’offset est un procédé d’impression
photomécanique (ensemble des procédés
qui, par la photographie et le traitement chimique,
permet la préparation des formes d’impression),
indirect par forme imprimante planographique (surface
plane). Son principe est basé sur la répulsion
qui existe entre un corps gras (encre) et l’eau.
La forme imprimante est constituée d’une
partie hydrophile, et d’une autre hydrophobe.
Le système d’impression offset est composé
de trois éléments principaux que sont
: le cylindre Porte plaque ou Plaque imprimante, le
cylindre Porte blanchet, et le cylindre de pression.
Dans son fonctionnement, les originaux (textes, dessins,
images, graphiques) sont reportés photographiquement
à la surface d’une plaque de métal
mince. Cette plaque étant devenue Forme d‘impression,
elle est enroulée autour du cylindre Porte
plaque. Après avoir subi un mouillage et un
encrage, elle tourne au contact d’un autre cylindre
recouvert de caoutchouc (cylindre Porte blanchet)
et les éléments imprimants encrés
s’y trouvent décalqués. A chaque
tour de cylindre, la forme imprimante est alimentée
en eau et en encre. Sur celle-ci, certaines zones
sont encrées alors que d’autres repoussent
l’encre par l’effet répulsif. Au
préalable, les plaques d’impression offset
ont été traitées chimiquement
de façon à ce que les encres ne soient
retenues que sur les zones imprimantes. Ce cylindre
vient à son tour en contact avec le papier
(rouleau ou feuille), porté par un troisième
cylindre. Les éléments imprimants s’y
décalquent pour réaliser l’impression.
Ce procédé possède des avantages
tels que la possibilité d’utiliser du
papier de bonne qualité, donc d’avoir
une qualité finale d’impression meilleure,
mais aussi une rapidité d’exécution
importante. Actuellement, l’offset est capable
de réaliser tout type d’imprimé
couleur (du grand format à l’étiquette). |
DigiPress (Barco) et InfoColor (IBM).
Le deuxième procédé technologique est
le système d’encrage liquide développé
par Indigo, dont le principe est l’utilisation de
presse à encre fluide. Le dernier procédé
a été développé par Heidelberg
(système de presse numérique). Ce dernier
est d’ailleurs directement à l’origine
de la technologie CTP (Computer To Plate).
Globalement,
un système d’impression numérique possède
deux unités caractéristiques que sont le moteur
d’impression et le Digital Front End (DFE) ou serveur
d’impression. Le rôle de ce dernier est de fournir
les données informatiques au moteur qui dirige l’impression.
A ces deux éléments peuvent s’ajouter
un RIP (Raster Imaging Processor), un logiciel de préparation
des données (documents à calibrer, imposer),
le tout intégré dans un flux de production
(Workflow).
La technologie CTP
(Computer To Plate)
La
technologie Computer To Plate (CTP) ou encore appelée
«Exposition Directe des Plaques» a un
principe de fonctionnement entièrement numérique
et ceci jusqu’au système d’impression.
L’étape de création de films pour la
presse offset (quatre films CMJN) est supprimée.
La reproduction directe des plaques d’impression lui
fait place. La référence n’est plus
ici le film mais la plaque. Parmi les avantages de cette
technique d’impression, nous pouvons mettre en avant
le point plus précis, le repérage facilité,
l’engraissement des points mieux maîtrisé,
et une productivité plus adaptable que pour le procédé
d’impression traditionnel. Le marché des CTP
est actuellement en pleine effervescence, ce qui explique
que de plus en plus d’imprimeurs adoptent cette technologie
en parallèle de leur système d’impressionoffset.
La qualité de l’image imprimée est due
au fait que les plaques sont spécialement conçues
pour l’impression CTP, mais aussi à la précision
du système d’exposition des plaques par laser.
La restitution des hautes et basses lumières est
meilleure via l’impression CTP.
Le principe de fonctionnement est le suivant.
L’insolation
des plaques directement à partir des fichiers numériques
est dépendante des deux éléments que
nous avons décrits précédemment, c’est-à-dire
le type de plaque numérique et les têtes lasers.
Le fichier informatique est transmis au RIP (Raster Imaging
Processor), qui transcrit celui-ci en un fichier bitmap
et l’envoie au système CTP. Un fichier bitmap
est constitué de points noirs et blancs qui indiquent
au CTP en chaque point élémentaire de la plaque
si le laser doit être ou ne pas être activé.
L’insolation de la plaque est réalisée
ligne par ligne, et c’est soit le système optique,
soit la plaque qui effectue le déplacement afin de
réaliser l’écriture complète
de la plaque numérique. Cette écriture doit
être extrêmement fiable et rapide. C’est
pourquoi ce système est pourvu d’un nombre
important et variable de lasers par
Qu’est-ce-que
le flashage ?
Le flashage est une étape de la chaîne
graphique se situant entre celle de la création
graphique (mise en page, retouche, chromie, etc.)
et celle de l’impression. Un flasheuse a pour
but d’impressionner une surface photosensible
à l’aide d’une unité de
calcul (ordinateur) associée à un RIP.
Sur le film issu du flashage, des indications telles
que les traits de coupe, et autres systèmes
de contrôle, sont présents dans le but
d’apporter au photograveur le plus d’informations
nécessaires. Cette étape préliminaire
à celle de l’impression sur presse est
indispensable si l’on désire réaliser
un tirage en nombreux exemplaires. Cette reproduction
sur quatre films différents (CMJN) est associée
à une épreuve de contrôle. Cette
étape est elle-aussi nécessaire et évite
les dérives lors de l’impression sur
presse finale, notamment en ce qui concerne le contrôle
des couleurs (Cf. chapitre consacré à
l’épreuvage). Les films produits lors
du flashage servent aussi à créer les
plaques d’impression offset. Le format traditionnel
à utiliser lors du flashage est le format EPS
(Encapsulated PostScript), qui est un format spécifique
pour la sauvegarde de texte et d’images dans
une maquette, dont le principe est basé sur
le langage de programmation PostScript. |
CTP. Le temps d’insolation est appelé temps
de maintien ou dwell time et doit donc être parfaitement
maîtrisé. Le choix des lasers est donc directement
dépendant de cette propriété et ils
sont choisis en fonction de leur puissance et de leur longueur
d’onde d’émission. La synchronisation
doit être parfaite entre les données issues
du RIP et les activations et désactivations des lasers.
De plus, la trame est supportée par cette technologie,
puisqu’un point de trame est en fait constitué
d’un nombre de points élémentaires.
Les plaques utilisées peuvent être de plusieurs
natures, polyester ou aluminium. Les principaux constructeurs
de systèmes CTP sont Heidelberg CPS, Scitex, Screen,
PurupEskofot, Agfa, et Cymbolic Sciences.
Les presses numériques
Ce procédé a pour conséquence de
changer radicalement les étapes de la chaîne
de production graphique, ou plus simplement de supprimer
certaines d’entre elles. En effet, les étapes
de création de films par flashage, l’imposition
et le montage de ces films, sont autant de phases n’ayant
plus lieu d’exister avec le système de presse
numérique. La chaîne de production adaptée
à un tel système d’impression peut être
la suivante : le fichier numérique est envoyé
au RIP qui convertit les données en un fichier au
format PostScript, pour être ensuite stocké
(file d‘attente), avant l’impression sur presse
numérique. L’étape de finition est toujours
présente. Ce procédé diffère
d’un système CTP (Computer To Plate) pour lequel
les caractéristiques des plaques d’impression
et du système d’exposition sont particulières.
Dans le cas de presses numériques, il existe plusieurs
variantes technologiques, adaptées à des types
de travaux particuliers. Les presses numériques DI
(Digital Impressionde Heidelberg), Karat (KBA-Scitex), DICOweb
(MAN Roland) sont destinées à l’impression
d’une série à partir d’un unique
original. A chaque nouvel original, la plaque offset est
changée.
Les
presses numériques peuvent aussi réaliser
des impressions dont le nombre d’originaux est supérieur
à l’unité. Basée sur les technologies
connues de l’électrophotographie à encres
solides ou liquides, et sur le jet d’encre, la forme
imprimante n’existe pas physiquement.
Par le système d’électrophotographie,
le tambour joue le rôle de forme imprimante et subit
une préparation à chaque nouvelle impression.
Ces
systèmes de presses numériques sont ouverts
aux marchés de l’impression à la demande
et des tirages à faibles quantité. L’adaptabilité,
la polyvalence, la personnalisation et rapidité d’exécution
sont les principaux avantages de ce système d’impression.
Les presses numériques ne concurrencent pas les presses
offset traditionnelles, mais sont un complément intéressant
au même titre qu’un système CTP.
Le cas spécifique
de l’hexachromie
L’impression
traditionnelle utilise le principe de quadrichromie. Aux
quatre couleurs peuvent être associées le vert
et l’orange, pour former le procédé
appelé hexachromie. La gamme des couleurs obtenue
en impression hexachromique est plus étendue que
dans le cas de la quadrichromie. Les couleurs difficiles
à obtenir, telles que les brillances et les fluorescences,
peuvent être obtenues grâce à cette technologie.
Dans ce cas précis, nous pouvons nous passer des
couleurs d’accompagnement (synthétisées
artificiellement selon les besoins du client). En d’autres
termes, la combinaison des encres hexachromiques permet
de se dispenser de l’utilisation d’encres personnalisées,
pour obtenir des nuances de couleurs beaucoup plus diversifiées.
La séparation d’un fichier est effectuée
par des algorithmes spécifiques qui permettent d’obtenir
six couleurs CMJNOV. La société Pantone fournit
des plug-ins Photoshop, Illustrator (respectivement HexVector
et HexImage) qui permettent d’appliquer aux fichiers
couleurs des bibliothèques Pantone Hexachromes. Les
fichiers séparés en six couches peuvent être
enregistrés dans d’autres applications graphiques
(Quark X-Press, par exemple).
D’un
point de vue pratique, le tramage doit être choisi
à bon escient lors de l’impression sur presse.
Il est conseillé d’utiliser une trame aléatoire
dans le cas de reproduction en HifiColor. Les travaux d’impression
doivent obligatoirement être effectués sur
une presse 6 couleurs. La gestion qualitative de ce procédé
est plus complexe que pour la quadrichromie, notamment en
terme colorimétrique (gestion des profils couleurs).
Son coût économique est beaucoup plus élevé
que le CMJN traditionnel. C’est d‘ailleurs pour
cette raison que le procédé HifiColor n’a
pas encore su s’implanter dans le milieu de l’impression.
Il est confiné actuellement aux travaux d’impression
de luxe.
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