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PARTIE I - CHAPITRE IV
L’INSTRUMENTATION POUR
LA MESURE DES COULEURS
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Comment mesurer
une couleur ?
La
mesure des couleurs a été pendant longtemps
délaissée par les représentants de
la chaîne graphique. Les qualités d’observation
subjectives du chromiste prenaient une part prépondérante
dans le résultat final. Actuellement, les moyens
de mesure colorimétrique sont accessibles à
tous et permettent aux non-initiés une utilisation
facilitée. La qualité du travail, et surtout
la fiabilité tout au long de la chaîne graphique,
en sont les principaux intérêts techniques.
Il y a plusieurs moyens pour mesurer la couleur. Le niveau
de qualité voulu est en relation directe avec le
type de travail à réaliser et le type d’appareil
de mesure à choisir.
Il
est bien évident que l’instrumentation de mesure
des couleurs permet une communication clarifiée et
plus efficace entre les différents maillons de la
chaîne graphique. Globalement, il faut distinguer
quatre types d’appareils de mesure, que sont les densitomètres,
les colorimètres (et spectrocolorimètres),
les spectrophotomètres et les spectroradiomètres.
Nous allons aborder les principales propriétés
de chacun de ces produits tout en essayant de mettre en
avant leurs aspects qualitatifs afin de clarifier ce à
quoi ils sont destinés. Ces outils ont pour principal
rôle de déchiffrer une couleur en lui administrant
des valeurs numériques. Les densitomètres
Le densitomètre est un instrument qui est utilisé
depuis de nombreuses années dans l’industrie
graphique et photographique. Son rôle consiste à
mesurer l’opacité d’un film ou l’absorption
de la lumière incidente par un objet réfléchissant.
La densité des films ainsi que celle des encres d’impression
ou des pigments sont ainsi mesurées précisément.
Il existe donc les densitomètres dits par transmission
et ceux par réflexion.
Le densitomètre
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Schéma 9 : Principe de mesure d’un densitomètre
par transmission


Schéma 10 : Principe de mesure d’un densitomètre
par réflexion
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mesure la lumière reflétée
par la surface, proportionnellement à la lumière
envoyée par la lampe de l’instrument. Cette
mesure de réflection est converti vers une échelle
logarithmique. La formule est D = -logR (D = densité
est R = réflection). Un densitomètre ne peut
pas donner d’information colorimètrique. Il
donne une information sur la valeur d’opacité.
Les colorimètres
Généralités
sur les colorimètres
Le
colorimètre est un instrument de mesure de la couleur
dont le principe est basé sur les valeurs tristimulus
XYZ. Les données numériques fournies par un
colorimètre sont en adéquation avec les normes
définies par la C.I.E. (Cf. chapitre précédent
sur les bases de la colorimétrie).
La sensibilité d’un colorimètre est
donc basée sur celle de l’oeil humain. Cependant
les paramètres pouvant influencer la vision des couleurs
(source lumineuse, méthodes de mesure, etc.) restent
stables d’une mesure à une autre, contrairement
à la vision par l’oeil. Les résultats
obtenus sont donc plus précis. Ainsi, la visualisation
des mesures peut s’effectuer dans un des espaces colorimétriques
décrits précédemment (espaces Yxy,
L*a*b*, L*C*h, etc.). Les différences non observables |
Figure 7 : Colorimètre de calibrage et caractérisation
d’écrans informatiques
Figure 6 : Colorimètre Kléo
| Le colorimètre d’écran Kléo
de Qubyx possède quatre capteurs différents
pour la mesure des couleurs. Il effectue la calibration
du moniteur (TC, gamma, etc.) et sa caractérisation
en créant des profils ICC compatibles avec Colorsync
3 (ou ICM pour le monde PC). |
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à l’oeil nu peuvent
être détectées par le colorimètre,
précisément calculées et déterminées
par la notion connue de ?E*ab ou autres formulations d’écarts
de couleurs.
Principe
de fonctionnement d’un colorimètre
Un
colorimètre est constitué d’un capteur
associé à des filtres et d’un microprocesseur.
Le système de détection (assimilé à
la rétine de l’oeil humain) est composé
de trois filtres interférentiels (parfois plus) associé
à un capteur. Les propriétés de ces
filtres doivent être proches de celles des pics de
la courbe spectrale de l’oeil humain. La réponse
trichromatique de l’oeil est ainsi simulée,
dans le cas d’une mesure ayant été effectuée
sous une source lumineuse de type lumière du jour.
Le métamérisme des couleurs (phénomène
évoqué dans le chapitre précédent)
ne peut ainsi être mis en évidence du fait
que la mesure est effectuée sous un seul illuminant.
Les sources lumineuses employées sont soit |
Figure 8 : Détail d’un colorimètre d’écran
(connectique et capteurs)
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de type xénon, soit
des lampes halogènes-tungstène. Dans le cas
des colorimètres servant à calibrer les moniteurs,
des filtres spécifiquement adaptés aux phosphores
sont intégrés à l’appareil de
mesure.
Les spectrocolorimètres
Les
spectrocolorimètres possèdent, quant à
eux, plus de détecteurs que dans le cas d’un
colorimètre standard (par exemple 40 pour le spectrocolorimètre
Minolta CM-2002), pour mesurer la réflectance spectrale
d’un objet pour chaque longeur d’onde. Le microprocesseur
de l’appareil calcule par intégration les valeurs
tristimulus à partir des données de réflectance
spectrale. Il peut ainsi analyser le spectre plus précisément
sur un groupe de longueurs d’ondes. Nous obtenons
dans ce cas une courbe spectrale plus précise.
Les spectrophotomètres
Généralités
Un
spectrophotomètre analyse longueur d’onde par
longueur d’onde (soit avec un intervalle de longueurs
d’ondes de quelques nanomètres) l’énergie
lumineuse en réflexion ou en transmission d’un
objet. Nous obtenons, après mesure, une courbe spectrale
de l’échantillon sur un intervalle de longueur
d’onde correspondant au spectre visible (en général
entre 380-780 nm). Le spectrophotomètre permet de
calculer les valeurs XYZ de l’échantillon pour
un illuminant donné, et en fonction du type d’observation
choisi (2° ou 10°). Fort de cette possibilité,
il peut ainsi déterminer précisément
le métamérisme des couleurs, chose rendue
impossible avec l’emploi d’un colorimètre.
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Observation 2°
et 10°
Les appareils de mesure tels que les spectrophotomètres
Xénon ou Spectro Table de Qubyx ont la possibilité
de réaliser les mesures sous un angle de 2°
ou 10°. Ces angles de mesure découlent
d’une norme définie par la Commission
Internationale de l’Eclairage, en 1931. Celle-ci
est basée sur les propriétés
de sensibilité de l’oeil pour les couleurs.
Il a été établi que cette sensibilité
varie en fonction de l’angle sous lequel la
couleur est observée. En 1931, la norme sur
l’observateur standard 2° est mise en place
par la CIE, suivie en 1964 par celle sur l’observateur
standard supplémentaire 10°.
Si maintenant nous comparons les champs de vision 2°
et 10°, à une distance de lecture de 50 cm,
nous aurons:
-pour le champ de vision 2° un cercle de 1,7 cm
de
diamètre.
-pour le champ de vision 10° un cercle de 8,8 cm
de
diamètre. |

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Principe
de fonctionnement
Dans
son principe de fonctionnement, le spectrophotomètre
diffère d’un colorimètre notamment en
ce qui concerne son système de détection. La
source lumineuse est du même type pour les deux sortes
d’appareils. La lampe à Xénon est actuellement
très utilisée car elle |

| Figure 9
: Spectrophotomètre Xenon QUBYX
Le spectrophotomètre Xenon de Qubyx permet
d’effectuer des mesures tous les 5 nm, sur une
plage étendue de 380 à 750nm. Il est
piloté par le logiciel Kléo Print Pro
qui utilise les espaces couleurs classiques CIE Yxy,
CIELAB, CIELUV, CIELCH, etc. Les illuminants présents
sont les suivants : A, C, E, D50, D55, D65, D75. Il
peut, de plus, mesurer une source de lumière
(ex. moniteur).
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possède des avantages
en terme de qualité, de stabilité dans le temps,
et de durée de vie.
Le spectrophotomètre possède un système
dispersif et sélectif de la lumière, que l’on
apelle monochromateur. Il existe deux types de monochromateurs
: les filtres interférentiels progressifs et les réseaux
de diffraction. La géométrie d’illumination
et de lecture est en adéquation avec les normes de
la C.I.E. En effet, dans chacun des logiciels pilotant un
spectrophotomètre, un nombre important d’illuminants
est stocké en mémoire, dans le but d’enrichir
les types de mesure. Quand les mesures sont effectuées
tous les 3 , 5 ou 10 nm, le logiciel interprète les
résultats et reconstruit la courbe spectrale de l’échantillon
mesuré. Certain spectrophotomètre ont en plus
un filtre UV, car les rayons UV émis par des particules
blanchissantes du papier peuvent fausser les mesures.
Le spectrophotomètre
SpectroTable de Qubyx mesure à l’aide d’un
réseau de diffraction (grille) associé à
une barette de diodes, sur un intervalle de longueurs d’ondes
allant de 380 à 780 nm. L’intervalle de mesure
est de 3 nm, et l’appareil permet l’analyse en
transmission et en réflexion. Les spectroradiomètres
Un spectroradiomètre permet de mesurer la distribution
spectrale d’une source de lumière. Il utilise
lui aussi le sytème de diffraction de la lumière.
Ce système de mesure de la lumière est très
onéreux(utilisable pour mesurer des écrans,
et autres sources primaires). Son utilité est essentiellement
réservée à la recherche et la conception. |

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| Le logiciel eye one shate, qui est
livré avec le spectrophotomètre Eye One
de GretagMacbeth, permet de mesurer une couleur et de
transformer ces valeurs LAB dans un autre espace colorimétrique.
Il fourni également une prévisualisation
de la manière dont cette couleur LAB va être
reproduite dans ce nouvel espace colorimétrique.
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| - PARTIE I - CHAPITRE IV
- L’INSTRUMENTATION POUR LA MESURE DES COULEURS - |
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