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notamment dans lexplication des phénomènes
électriques qui se passent au moment de la création
de linflux nerveux, ou dans les rôles que jouent
le nerf optique et le centre visuel cérébral.
Il existe des récepteurs situés au niveau
de la rétine, qui permettent de distinguer deux sortes
de sensibilités rétiniennes : la vision nocturne
(ou crépusculaire) et la vision diurne. Ces types
de récepteurs sont des cellules sensibles appelées
cônes et bâtonnets.
Rôle des
cônes et bâtonnets
Les
cellules rétinniennes qui tapissent la paroi interne
du fond de loeil (région appelée la
Fovéa), permettent de distinguer un nombre de couleurs
et de teintes différentes assez conséquent.
Il existe environ 120 millions de cellules photoréceptrices.
Les
bâtonnets sont des récepteurs servant à
la vision nocturne (environ 100 millions) et ont un pic
de sensibilité situé aux alentours de 510
nm. La rhodopsine est une substance chimique présente
dans ces cellules sensibles et dont les propriétés
sont directement liées à celles de la perception
colorée.
Les
cônes (environ 6 millions) servent à la vision
diurne, des détails ainsi que des couleurs. Ces cônes
se subdivisent en trois familles de cellules sensibles au
rouge, au vert et au bleu, permettant ainsi de pouvoir distinguer
un nombre de teintes estimé à 20 000 différentes.
Il est à noter que les cellules sensibles sont absentes
de la région où débute le nerf optique.
Cette région est appelée le point aveugle.
Défauts
de la vision des couleurs
Quand
un type de récepteur manque dans la composition globale
des cônes, la vision des couleurs nest plus
correcte. Cest le cas notamment du daltonisme, maladie
qui provient de labscence de pigments rouges constituant
des récepteurs photosensibles. Le nombre de teintes
perçues par un sujet atteint de daltonisme nest
plus que de quelques dizaines, alors que pour un sujet normal,
ce chiffre peut atteindre plusieurs milliers. Le daltonisme,
dont le nom scientifique est dyschromatopsie, connaît
plusieurs variantes que sont les protanopes (insensibilité
au rouge), les deutéranopes (insensibilité
au vert) et les tritanopes (insensibilité au bleu).
Dune manière générale, les anomalies
de la vision des couleurs sont appelées anomalies
chromatiques, et sont dune grande diversité.
Synthèse additive
et soustractive des couleurs
Lensemble
des couleurs est obtenu à partir de trois couleurs
primaires que sont le rouge, le vert et le bleu, par le
principe établi de la trichromie. Cette notion daddition
de couleurs entre elles porte le nom de synthèse
additive. Comme le montre le schéma 3 (ci-contre),
nous pouvons obtenir lensemble des couleurs visibles
grâce au mélange de ces primaires. Ce principe
de la synthèse additive est utilisé dans les
technologies du moniteur, du scanner et de la télévision.
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